Dans le prolongement de la publication de la PPE 3 en février dernier, le Gouvernement a annoncé le 2 avril 2026 le lancement à venir de plusieurs appels d’offres pour développer les énergies renouvelables (photovoltaïque, éolien terrestre et éolien en mer) et précisé le calendrier envisagé.
En ce qui concerne l’énergie solaire photovoltaïque, le Gouvernement annonce que la priorité sera donnée pour les petits projets à l’autoconsommation afin que les projets profitent aux concitoyens en priorité.
Ainsi, pour les installations de moins de 100 kW, compte tenu du recentrage sur l’autoconsommation, une nouvelle modification de l’arrêté tarifaire en vigueur pour les installations sera adoptée pour inciter fortement à recourir à l’autoconsommation.
Pour les plus grands projets et notamment les installations de 100-500 kWc la priorité sera donnée aux retombées industrielles locales et à la compétitivité.
A ce titre, l’appel d’offres simplifié pour le petit photovoltaïque sur bâtiment sera élargi aux installations au sol. La période de cet appel d’offres simplifié est annoncée en juillet 2026, pour une puissance appelée de 288 MWc.
Pour les autres installations photovoltaïques au sol une période se tiendra en juillet 2026, pour un volume de 925 MWc.
Le Gouvernement annonce également un travail sur les modalités de mise en place d’un appel d’offres pour le soutien au photovoltaïque « toutes technologies » pour un objectif de publication à l’automne 2026. Un critère de résilience sera introduit en éligibilité pour les projets candidats à ces appels d’offres, qui consistera à exiger qu’une part des composants essentiels des panneaux photovoltaïques provienne de sources d’approvisionnement diversifiées, afin de limiter les dépendances excessives à un seul pays tiers comme la Chine.
En ce qui concerne l’énergie éolienne terrestre, le Gouvernement rappelle l’objectif affiché dans la PP3 consistant à donner la priorité au renouvellement des parcs existants. Plusieurs mesures sont annoncées pour accompagner cette priorisation : modification de la répartition de l’IFER par la loi de finances pour 2026 de manière à ce que la part dont bénéficie la commune soit identique à celle dont elles bénéficient en cas de nouveau parc ; facilitation de l’instruction des autorisations pour les parcs en renouvellement ou encore création d’un dispositif de planification spatiale du renouvellement des parcs dans certaines zones.
S’agissant des appels d’offres, une première période d’appel d’offres est quant à elle annoncée dès mai 2026, pour un volume appelé de 800 MW et une seconde en septembre 2026 : seuls les projets ayant déjà obtenu leur autorisation environnementale pourront candidater à cet appel d’offres.
Pour l’éolien en mer enfin, le Gouvernement annonce la fusion l’AO9 et l’AO10 en une même procédure, permettant la désignation des premiers lauréats à horizon fin 2026 – début 2027. Il va saisir la Commission de régulation de l’énergie sur le cahier des charges de cet appel d’offres, pour une puissance cumulée d’environ 10 GW, dont 5 GW d’éolien posé et 5 GW d’éolien flottant, répartie sur l’ensemble des façades maritime