Créé en 2022 au tribunal judiciaire de Nanterre, le pôle national des crimes sériels ou non élucidés a une mission : rouvrir les enquêtes abandonnées par la justice pour trouver les auteurs.
En quatre ans, ce pôle a déjà relancé plus de 130 affaires et retrouvé la piste de certains criminels. Derrière ces chiffres, il y a des familles qui attendent parfois depuis des décennies que l’auteur des faits soit interpellé et jugé.
Parmi elles, la famille de Sabine Dumont, enlevée et assassinée en 1987 à Bièvres. Dans ce dossier comme dans d’autres, l’ADN du suspect est identifié mais ne correspond à aucun profil enregistré au Fichier National des Empreintes Génétiques. Le recours aux bases de données étrangères pourrait permettre de franchir un cap décisif.
Dans cet article publié par Le Monde, Didier Seban, avocat de la famille de Sabine Dumont, rappelle une réalité brutale : pendant trop longtemps, les cold cases ont été relégués « au fond des armoires », laissant les proches seuls face à leur chagrin. Aujourd’hui, les avancées scientifiques, notamment en matière d’ADN et de généalogie génétique, ouvrent de nouvelles perspectives d’élucidation des affaires
Toute l’équipe du pôle « Aide aux victimes et affaires non élucidées » de Seban Avocats est mobilisée afin de faire évoluer la loi pour doter la justice des nouveaux moyens scientifiques d’enquête.