À l’occasion de la cérémonie des vœux d’Île-de-France Mobilités (IDFM), Madame Valérie Pécresse, Présidente de la Région Ile-de-France et d’IDFM, a annoncé le lancement d’un nouveau service régional d’autopartage d’ici 2027.
Cette annonce s’inscrit dans une politique de rationalisation de l’usage du véhicule individuel à l’échelle régionale, tant pour les Parisiens que pour l’ensemble des habitants d’Île-de-France.
La flotte envisagée serait composée de véhicules électriques et hybrides, répartis entre différentes catégories (citadines, véhicules intermédiaires et utilitaires).
Et la Présidente d’IDFM annonce la mise à disposition de 500 véhicules durant 2027, pour ensuite atteindre 5.000 véhicules en libre-service.
Seconde différence avec les anciens services d’autopartage, la location des véhicules se fera « en boucle ». Ainsi, les véhicules devront être retirés et restitués au même endroit. L’emplacement des futures stations devra faire l’objet d’une concertation avec les élus franciliens en 2026, afin de pouvoir accueillir les premiers véhicules durant 2027.
Pour concrétiser ce projet, IDFM devra lancer un appel d’offres d’ici la fin de l’année 2026. Cet appel d’offres concernera donc la location de courte et moyenne durée de véhicules en libre-service.
Du côté du montage contractuel, l’appel d’offres prévu par IDFM pourrait relever d’une concession de services ou d’un marché public de services, en fonction des risques financiers et des modalités de rémunération de l’opérateur économique.
Cette déclaration s’inscrit dans un contexte national de fort développement de l’autopartage. En décembre dernier, le ministre chargé des Transports, Philippe Tabarot, a effectivement fixé un objectif de 70.000 véhicules en autopartage à l’échelle nationale d’ici à 2031[1].
Alors que cette nouvelle semble bien accueillie par les professionnels du secteur[2], ce service d’autopartage ne pourra s’implanter que sous réserve de l’accord des communes au sein desquels il envisage de s’implanter. A l’aune des élections municipales, cette annonce pourrait donc s’inscrire dans le développement des premières politiques municipales relatives à la mobilité du début de mandat des prochains édiles.