Fusion absorption et régularisation d’une instance en cours

Cass. Com., 13 mars 2019, n° 17-20.252

Dans cette affaire se posait la question de la régularisation d’un instance introduite contre une société ayant fait l’objet d’une fusion-absorption en cour d’instance.

En l’espèce, une SCI avait acquis une maison d’habitation rénovée auprès d’une société L. qu’elle a par la suite assignée pour des désordres affectant le bien.

La société L. a cependant été dissoute à la suite de la réunion de l’ensemble de toutes les parts sociales en une seule main et radiée avec transmission universelle de son patrimoine à l’associé unique, la société C, qui a été assignée en intervention forcée.

La Cour d’appel déclare irrecevable les demandes de la SCI au motif que l’action avait été engagée contre une société dépourvue de la personnalité morale et que la nullité résultant du défaut de capacité de la société assignée ne peut être couverte par l’intervention volontaire ou forcée de la société lui ayant succédée.

Cet arrêt est censuré par la Cour de cassation aux visas des articles L. 236-3 du Code de commerce et 126 du Code de procédure civile. Pour la Haute juridiction, la fusion-absorption opère la transmission universelle du patrimoine de la société absorbée à la société absorbante qui a, de plein droit, qualité pour poursuivre les instances engagées par ou contre la société absorbée (art. L. 236-3 du Code de commerce).

Elle précise qu’il en est de même lorsque l’opération de fusion-absorption se réalise au cours de la procédure engagée, de sorte que la fin de non-recevoir tirée de l’absence de droit d’agir de la société absorbée est écartée.

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